Regards noirs, devoir de mémoire !

Et alors, à la fin, c'est fou, mais...A voir absolument Shutter Island de Martin Scorsese avec un Leonardo plus DiCaprio que jamais en vrai faux fou, coupable ou victime, perdu entre illusion et réalité sur fond de guerre froide, de MacCarthysme et de psychiatrie « lobotomisante ».
Un vrai grand moment de film noir et d’angoissants frissons garantis.

Libre, toujours à l'air libre...

A voir également Liberté de Tony Gatlif, une bande son géniale et un film superbe sur ce qu’a été le calvaire des années d’occupation en notre douce France pour les Roms, Tziganes et autres Gitans, ces éternels amoureux de la liberté plombés dans le même wagon que le juif , le communiste, l’homosexuel ou l’apatride.
A voir d’urgence et tout particulièrement aujourd’hui dans notre beau pays heureux détenteur d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale de sinistre mémoire, édificateur de centres de rétention et où l’on est jamais sûr désormais de ne pas se réveiller par un « beau » Matin Brun.

C'est un peu le Cercle des Poètes disparus tu vois... mais sans poète !

A voir enfin La vague de Dennis Gansel sorti sur les écrans en 2008 et actuellement en DVD, librement inspiré de La troisième vague étude expérimentale du fascisme mené par un professeur d’histoire en Californie auprès d’élèves de première.
Ce film, même s’il est sujet à polémiques, est pour le moins édifiant en ce qui concerne les mécanismes de manipulation des masses.

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Une Réponse

  1. Leonardo joue un peu trop du sourcil et du front plissé à mon goût. Certes il est la nouvelle égérie de Scorsese, mais n’est pas De Niro qui veut…
    Le scenario joue sur du velours, mais trop de clinquant à mon goût et pas assez de cette folie qui est justement sensée nous emporter (si tant est que la folie puisse être sensée…).
    Malgré tout un film qui, comme un vin subtil, développe après coup ses atouts les plus secrets pour laisser en bouche une note étrange, presque vénéneuse, et donne envie de le conseiller malgré les réserves émises.

    Liberté… bof bof bof…
    Thème incriticable, mais la forme…
    Certes le sujet est d’actualité, mais ça ne fait pas tout.
    Dommage qu’on n’y croit pas une seconde, ça enlève quand même de la force au propos.
    Hormis une scène où, enfin, Gatlif arrête de bouger dans tous les sens, pour donner à ressentir combien ses tsiganes sont désemparés quand ils sont contraints d’abandonner le nomadisme.
    Sinon, les paysages (le Pilat) sont très beaux certes, mais ces putains de courses dans les sous-bois, ça m’a rendu dingue.
    Quant au jeu plus qu’outré d’un James Thieree en roue libre, il a contribué encore davantage à m’éloigner du film.
    Paraît que Gatlif est intraitable sur les tournages ; ben avec James il a dû oublier que réaliser c’est aussi faire de la direction d’acteur.
    C’est joli, un peu « ouf » certes, mais sa psychose ne rime à rien, on est dans la caricature… Heureusement que Lavoine réussit à tenir tout le film avec une seule expression, ça tempère…

    Bref, sujet d’enfer, décors à tomber, mais on guette l’émotion et on sort bien déçu de n’avoir jamais été touché par le film.

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