RDM, kezako ? RDA descriveson !

[Article remis en forme pour plus de clarté]

Suite à l’AG du 27 janvier à Meyzieu, natcaluire s’interrogeait :

RDM : kesako exactement ?

Hier, « on » m’a dit que la prochaine réunion VDL se tiendrait à Oullins et qu’on y parlerait des RDM…
Ayant de très très vagues notions sur le sujet, je me suis lancée sur google à la recherche d’informations plus précises.
Problème
J’ai le choix entre la résistance des matériaux et la recherche en didactique des mathématiques… je ne pense pas être sur la bonne voie 😉 !!
Une bonne âme pour nous expliquer en quelques mots les notions de RDM en bibliothèque ?

Réponse de thierry b. :
Tu oublies le Radar Doppler Multimode, la Rando Des Mairies (pour les adeptes du roller), le Rassemblement Démocratique Martiniquais et bien sûr le Reste Du Monde en économie !

En fait, ici on ne parle pas de RDM mais de RDA (Resource Description and Access) !

C’est le format de catalogage appelé à remplacé les formats MARC (US, CAN, INTER, UNI et consorts).
Dans les grandes lignes (faudra que je révise mes notes du congrès ABF 2010, n’hésitez pas à me corriger si je me trompe), c’est un format qui ne décrit plus le document physique, mais son contenu en s’appuyant sur les métadonnées concernant la ressource (XML inside). Format pensé pour Internet et la description des ressources accessibles via une url…
De quoi rendre nos catalogue visibles par les moteurs de recherches, et nos ressources accessibles en ligne.

En gros (article détaillé sur le site de la BnF) :

  • RDA se présente comme « une nouvelle norme pour la description des ressources et les accès, définie pour le monde numérique » .
  • Il affiche clairement son objectif : prendre en compte le nouvel environnement numérique des catalogues, qu’il s’agisse des ressources décrites, des catalogues eux-mêmes, informatisés et accessibles sur le web, ou des outils mis à la disposition des catalogueurs pour documenter leur travail.
  • Surtout, RDA constitue une initiative essentielle pour rénover les règles de catalogage pour :
    • faire évoluer la structure des catalogues afin de les adapter au contexte actuel de la recherche d’information ;
    • permettre aux catalogues de rendre les services attendus désormais par les usagers.
    • Il repose sur les modèles bibliographique de l’IFLA : FRBR (Spécifications fonctionnelles des notices bibliographiques) et FRAD (Spécifications fonctionnelles des données d’autorité).

L’organisation de l’information bibliographique permet d’améliorer la présentation des catalogues en regroupant les informations relatives à une même œuvre (par exemple, traductions, éditions critiques, adaptations pour la jeunesse, différentes présentations matérielles).
Elle ouvre aussi la voie vers une interopérabilité accrue des données des catalogues de bibliothèques, par la médiation des modèles et ontologies de référence, et vers une ouverture des catalogues sur le web de données ou web sémantique.

  • RDA se définit comme une norme de contenu.
  • RDA met l’accent sur l’information requise pour décrire une ressource (numérique ou traditionnelle) et non sur la manière de présenter cette information.
  • Ainsi :
     

    • la présentation selon l’ISBD (ordre des zones et des éléments, ponctuation prescrite) est considérée comme une simple option d’affichage et traitée dans une annexe ;
    • l’encodage de l’information bibliographique élaborée selon RDA pourra être fait selon divers schémas ou formats (par exemple, MARC, Dublin Core ou MODS).
    • RDA est conçu pour le monde numérique.
    • Il permet de décrire les ressources numériques, avec leurs spécificités.
    • il permet la récupération automatique des métadonnées fournies par les créateurs ou les éditeurs des ressources.
    • il est conçu comme un outil en ligne, fondé sur le web et offrant des fonctionnalités facilitant le travail des catalogueurs : RDA Toolkit.

A priori le train est en marche et prend une vitesse que la profession ne mesure peut-être pas : agréé par l’IFLA en 2009, en cours d’agrément par l’AFNOR, il y en a qui vont en bouffer leur sacro-saint bréviaire du Cercle de la Librairie…
La British Library, Bibliothèque et Archives Canada, la Bibliothèque du Congrès ainsi que la Bibliothèque nationale d’Australie sont déjà engagées dans le processus.

Evidemment il y a des considérations économiques et techniques, mais il semble inenvisageable que la France, pour quelques obscure raison, ne suive pas.

D’où l’intérêt et l’importance d’en parler dans les instances associatives (puisque, le répétera-t-on jamais assez), c’est là que se fait le métier.

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2 Réponses

  1. Grand merci Thierry.

  2. […] présentation du format RDA (format international de catalogage appelé à remplacer les formats MARC), avec un représentant […]

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