CAPITALES MUSIQUES à la médiathèque de la Part-Dieu, mercredi 19 décembre

Deuxième rencontre Capitales Musiques, à la bibliothèque de la Part-Dieu.

Après une première édition consacrée à Berlin, la folle épopée mancunienne contée par Christian Eudeline.

madchester

Manchester, Lesser Free Trade Hall, 4 juin 1976 Les Sex Pistols sont venus et d’un coup, vous preniez conscience de l’existence d’un autre monde. C’était un choc, car vous saviez que désormais, rien ne serait plus jamais comme avant. Et c’est ce qui s’est passé… Steve Diggle, guitariste des Buzzcocks.

Les 4 juin et 20 juillet 1976 sont devenues des dates historiques dans l’histoire du rock mancunien : tous les futurs acteurs de la scène rock locale sont présents et assistent au réveil d’une Angleterre endormie par les punks Sex Pistols (Anarchy in the UK, God save the Queen…).
factory-records_logoFinie la virtuosité du rock progressif, place à l’énergie, l’envie, le Do It Yourself. Fonder un groupe n’est plus un rêve inaccessible : germeront ainsi des formations aussi emblématiques que les Buzzcocks, Joy Division ou The Fall et un peu plus tard les Smiths de Morrissey.

Shaun Ryder singing


La machine est alors en marche et Manchester devient vite un phare musical pour le reste du pays mais aussi de l’Europe et des Etats-Unis : le label Factory de Tony Wilson, New Order, le son Madchester (Stone Roses, Happy Mondays…), le club Hacienda (tête de pont de l’acid house et de la techno américaine en Europe), la britpop d’Oasis…

Christian Eudeline, journaliste, rock-critique, auteur (Nos années punk 1972-1978, Le rock gothique, Hard-Rock, Anti Yé-yé, contributeur de l’Encyclopedie du rock français (1960-2000) et l’Encyclopédie de la chanson française…) nous contera cette aventure musicale faite aussi de sans-grades, de glorieux aînés (Herman’s Hermits, The Hollies…) ou d’une prolifique descendance (The Chemical Brothers, Wu Lyf…).

 


Madchester : The Sound of the North

Le 19 décembre 2012
18h30 à 20h15
Entrée libre

Bibliothèque de la Part-Dieu
30 boulevard Vivier-Merle
69431 Lyon
04 78 62 18 00

A venir :

  • le 7 (ou 8) février pour une conférence sur La Nouvelle-Orléans par Florent Mazzoleni (auteur d’une vingtaine de livres abordant les musiques populaires des deux rives atlantiques. Il a notamment publié Afro-pop, l’âge d’or des grands orchestres africains, Mali, musiques modernes et traditionnelles, Burkina Faso, musiques modernes voltaïques et Ghana Highlife Music).

Mensch à la médiathèque de Rive de Gier, 16/11/2012 : REPORTE le 08/02/2013

LET’S GO TO BED…
Nous sommes contraints d’annuler le concert de Mensch.

Ne soyons pas trop triste, il est déjà reprogrammé le 8 février 2013 !!! On vous en reparlera donc…

Z’avaient pourtant pas été jouer à Norwalk, Ohio !..

Let’s dance and die…

Un coup de cœur pour le groupe, un peu de culot et de chance et la médiathèque s’inscrit dans la tournée de novembre de Mensch.

Autant dire que nous sommes très très heureux de les recevoir !!


Carine Di Porta et Vale Poher, deux filles, une basse vrombissante, quelques claviers et une boîte à rythme. Ambiance noire, sexy, interlope, c’est comme si l’on retrouvait la mythologie du krautrock berlinois, un soupçon de la sulfureuse Siouxsie, et l’empreinte de la sueur d’un club new yorkais des années 80. Mensch, c’est aussi et surtout le besoin de traduire l’urgence vitale d’exprimer des sentiments bruts. (Didier Varrot)

 

Swim Swim, une proposition de Vergine Keaton

« Basse/guitare/clavier et boîtes à rythmes, voix aériennes et mélodies accrocheuses, le duo mélange rock, kraut, pop, afrobeat et new wave et crée le son de Mensch… quelque part entre Lcd Soundsystem et Blondie… let’s dance and die ! »


Interview et histoire du groupe sur le site des Inrocks.

Le premier album de Mensch est sorti le 19 mars 2012 chez Tsunami Addiction.
Il est disponible sur http://mensch.bandcamp.com/ ainsi que sur toutes les plateformes et magasins habituels.

Un avant goût en live pour patienter…

Infos sur le portail de la médiathèque
Vendredi 16 novembre, 20h
Entrée libre, j
auge limitée à 80 places… soyez à l’heure !

Médiathèque Louis Aragon
10 square Marcel Paul
42800 Rive de Gier
04 77 83 07 50
mediatheque@ville-rivedegier.fr

Un p’tit remix pour la route ?

Médiathèques, musique, mutualisation : 15ème journée d’étude VDL, programme et inscription

Lundi 10 décembre 2012, médiathèque Le Trente, Vienne (38)

 Mutualisation [my.ty.a.li.za.sjɔ̃] n.f.

Mise en commun par des individus ou groupe d’individus, de bien, d’équipements ou de moyens, afin d’optimiser l’accès à ces ressources et leur rentabilité (par le partage des coûts, frais d’entretien, assurance, réparation, etc. ).

    • Synonymes : partage

Le Trente (DR)

Programme

9h Mot d’introduction par Patrick Curtaud, Adjoint chargé de la Culture, du Patrimoine, du Tourisme, des Relations internationales et des TIC de la ville de Vienne
Présentation de la journée et modération des tables rondes par
Christian Massault.

9h15-9h45 Conférence introductive « Lecture publique et mutualisation, un nouveau paradigme ?!«  par Claude Poissenot, enseignant et chercheur en sociologie à l’IUT (institut universitaire de technologie) de Nancy.

10h-12h30 Table ronde : Regards croisés sur la mutualisation : élus et professionnels de la culture, une approche convergente
Brigitte Cortes, Service de lecture publique de l’Isère : « 
Les médiathèques têtes de réseaux en Isère »
Jérôme Sturla, Maire de Décines, Conseiller général du Rhône, président du Grand Parc Miribel Jonage et/ou Varténie Dolmadjian-Yeressian, Adjointe déléguée à la Culture de la ville de Décines, présidente du Toboggan : « 
Deux exemples de mutualisation de la lecture et un exemple musique »
Jérôme Migayrou, directeur du développement culturel de la ville de Vienne et Joseph Belletante, conservateur des bibliothèques de Vienne : « 
Le Trente : mutualisation médiathèque/conservatoire »
Communauté de communes du Pays Voironnais

12h30-14h30 Repas en commun offert par VDL

14h30-17h Table ronde : La mutualisation en actions : retours d’expériences
Diffusion de l’information, partage des ressources, collaboration avec les partenaires du spectacle vivant, de l’éducation musicale
Le blog Bmol, des bibliothèques de Grenoble (à confirmer)

Le blog Amply de la région lyonnaise (Catherine Lanoë)
Un pionnier franc-comtois « Mediamus » (Nicolas Blondeau)

Sous réserve :
Ziclibrenbib
Le Kraspek Myzik
musicMe
Service de lecture publique de l’Isère : « 
Mutualisation des collections musique« 

17h Mot de la fin et prochains rendez-vous

Télécharger le programme en pdf

Le Trente, détail (DR)

Inscriptions

Bernard Coste : 04 75 79 23 79 / bernard.coste@valenceagglo.fr
Coordonnateur des espaces Image et Son de la Médiathèque Publique et Universitaire
ValenceAgglo Sud Rhône-Alpes François Mitterrand
Place Huguenel B.P. 2122
26021 Valence cedex

Télécharger le bulletin d’inscription

Clôture des inscriptions le 1 décembre 2012

 La participation à la journée est gratuite, mais l’inscription est obligatoire et l’adhésion (individuelle ou collective) recommandée.

Informations

Christian Massault : 06 80 34 64 34 / christian.massault@free.fr

Médiathèque Le Trente
30 avenue Général Leclerc
38200 Vienne
04 74 15 99 40
http://www.letrente.fr

Accès
En voiture : parking gratuit espace Saint-Germain
En train : gare SNCF à 10 mn à pied
En bus : lignes 2 et 3 – arrêt «Quartier Saint-Germain»

Journée organisée en partenariat avec

CAPITALES MUSIQUES à la médiathèque de la Part-Dieu

La bibliothèque de la Part-Dieu initie un nouveau cycle musical dont l’ambition est de traiter de la musique à travers le prisme des grandes villes qui ont marqué, pour différentes raisons, l’histoire de la musique.

Premier exemple : Berlin avec le guide Théo Lessour

Théo Lessour est un musicien et auteur français vivant à Berlin depuis cinq ans.
Il a joué au début des années 2000 dans le groupe rock Colder et écrit dans plusieurs publications musicales avant de s’installer en 2007 dans la capitale allemande, où il a écrit Berlin Sampler, une sélection largement commentée de musiques berlinoises, qui s’étale sur plus de cent ans.
Le livre retrace l’histoire de la ville à travers les diverses explosions musicales qui l’ont parcourues : le cabaret, la musique dodécaphonique, les premières expérimentations sur le son, les rapports étranges des nazis au jazz, les relations ambiguës des socialistes au Rock, les squatteurs et la scène alternative hippie, l’école électronique berlinoise des grandes années du rock cosmique, les dilettantes géniaux des années 80 et l’apothéose étrange de la Love Parade.

Berlin Sampler a reçu en France un très bon accueil critique et vient d’être traduit en anglais. Théo Lessour planche maintenant sur d’autres projets de livres et gagne sa vie de son mieux en enseignant le français.

Une chronique du guide ici.
Télécharger les 19 premières pages du livre.
Interview par Le Journaliste (!) et entretien dans Trax avec Olivier Pernot.

Le 05 octobre 2012
18h30 à 20h30
Entrée libre

Bibliothèque de la Part-Dieu
30 boulevard Vivier-Merle
69431 Lyon
04 78 62 18 00

Tous les rendez-vous ne sont pas encore définis.
Cependant vous pouvez dès à présent graver sur vos tablettes d’argile :

  • le 19 décembre, où Christian Eudeline (frère de Patrick, qui écrit dans VSD et les Echos, auteur des livres Hard-Rock – bof d’après les critiques lues – et Anti Yé-yé, un opus sur le rock gothique, un autre sur Michel Polnareff, et a contribué à l’Encyclopedie du rock français (1960-2000) et l’Encyclopédie de la chanson française) traitera de Manchester.
  • le 7 (ou 8) février pour une conférence sur La Nouvelle-Orléans par Florent Mazzoleni (auteur d’une vingtaine de livres abordant les musiques populaires des deux rives atlantiques. Il a notamment publié Afro-pop, l’âge d’or des grands orchestres africains, Mali, musiques modernes et traditionnelles, Burkina Faso, musiques modernes voltaïques et Ghana Highlife Music).

Voyage d’étude à Barcelone (octobre 2011)

« Barcelooonnnne, des pavéees, du soleeeil, des visaaaaaages…,  un été plein d’imaaaaaaaageeees et de fleeeeeuuurs… » (Barcelone vue par Boris Vian)

Ce n’était pas l’été mais c’était tout comme ! Ceux et celles qui eûmes la chance d’y participer n’oublierons pas ce qui restera dans nos esprits comme les Rencontres de Barcelone (9-11 octobre 2011). Une vingtaine de bibliothécaires de VDL et de l’ACIM rencontrent des collègues catalans de l’AMPLI-Associació de Musictecaris. Des visites, des échanges, des comment faites vous, des il faut qu’on travaille là-dessus et des tiens, ça c’est intéressant !

Pour votre perfectionnement, enfin sur VDL le blog la transcription des interventions et du débat (merci à Sylvie et à Denis pour la relecture et à Nat pour la mise en ligne) qui eurent lieu le lundi 10 octobre dans le cadre de la bibliothèque Vapor Vell. Tout y est abordé : les publics, les (troisièmes ?) lieux, les supports, la formation, les personnels, les budgets, et j’en passe !

Compte rendu ici 😀 !

Bonne lecture à toutes et à tous !!

JFP

PS : Ah, et n’oubliez pas de jeter un œil aux belles photos ci-dessous. Merci les photographes !!!

« Apologie de l’aléatoire » à la Mlis

Davide Bertocchi, « Apologie de l’aléatoire »
Exposition du 21 mai au 30 juillet
Maison du livre de l’image et du son

Pour son exposition à l’artothèque de la Maison du livre de l’image et du son, du 21 mai au 30 juillet 2011, Davide Bertocchi présente un ensemble de pièces en référence aux univers sonore et scientifique qui nourrissent son imaginaire.
Le titre de l’exposition,
Apologie de l’aléatoire est donné comme une possibilité de lecture de cet ensemble, où le principe d’aléatoire, défendu par l’artiste, est le dénominateur commun aux pièces présentées. L’artiste souhaite proposer à travers ce projet sa définition du principe «d’aléatoire» : une logique qui ne serait peut-être pas le fait du hasard mais dont l’extrême complexité échapperait (encore) à la compréhension humaine.

Easy Every Day / Davide Bertocchi. - 2006, Marbre blanc de Carrare, sound system professionnel, CD

Easy Every Day / Davide Bertocchi. - 2006, Marbre blanc de Carrare, sound system professionnel, CD

Pour  Apologie de l’aléatoire, Davide Bertocchi réactive EasyEveryDay, pièce réalisée en 2006 avec le soutien de La Sint-Lukas Galerie à Bruxelles.
Echo formel à l’architecture monumentale du bâtiment de
Mario Botta, cette sculpture monolithique se présente comme un sound system professionnel, dont les éléments séparés sont enfermés dans des écrins en marbre de Carrare. L’œuvre fonctionne à la manière d’un juke box aléatoire, activé par le public. Celui-ci est en effet invité à diffuser librement, pendant toute la durée de l’exposition, ses propres productions musicales et sonores, singles ou albums, sans condition de style et à les écouter au volume imposé par l’artiste. La musique vient ainsi remplir tout l’espace vitré de la salle d’exposition, devenu sorte de studio de diffusion éphémère…

Un CD édité en multiple sortira à la fin de l’exposition. Il regroupera, dans une compilation musicale singulière orchestrée par Davide Bertocchi, une sélection des morceaux diffusés pendant le temps de l’exposition.

Passato, Futuro / Davide Bertocchi. - 2007, Réveil 1970 modifié

Passato, Futuro / Davide Bertocchi. - 2007, Réveil 1970 modifié

Cette logique de l’aléatoire, au centre de l’exposition conçue par Davide Bertocchi, se retrouve également dans la pièce Passato, Futuro (2007) présentée dans l’espace de l’artothèque.
Ce réveil électronique des années 1970 a été modifié par l’artiste afin que le changement d’heure se produise de manière aléatoire selon une logique imprévisible. La probabilité que l’heure affichée corresponde à la réalité devient alors extrêmement faible.
Fait du hasard ? L’objet présente par ailleurs des analogies troublantes avec le film
Orange Mécanique de Stanley Kubrick : outre sa couleur (orange) et sa date de création, contemporaine à la sortie du film, sa marque Alex n’est pas sans en évoquer le personnage principal…

Inerstella Static / Davide Bertocchi, Samon Takahashi. - 2010

Interstella Static / Davide Bertocchi, Samon Takahashi. - 2010

Sur le mur courbe, est montré Interstellar Static (2010), projet réalisé par Davide Bertocchi et Samon Takahashi avec le soutien de la Dena Foundation, Paris.
Ces deux artistes aux pratiques et esthétiques différentes, se croisent pourtant dans le champ de l’immatériel. Le son et ses possibles représentations, les sciences et la cosmogonie, sont autant de domaines qu’ils explorent avec une distance poétique.

Interstellar Static fait référence aux bruits du cosmos écoutés par les astronomes et au titre de l’album éponyme de 1989 du groupe de musique électronique expérimentale The Kangaroo Kourt. Sous ce titre est regroupée une série de dix photographies, représentations des potentialités d’une même exposition à travers des propositions rêvées. Chaque image montre des agencements différents de pièces entre elles et devient à elle seule une possibilité d’exposition. Interstellar Static induit une réflexion sur la représentation, sur comment les œuvres peuvent résonner, comment à partir d’agencements multiples, de nouveaux échos peuvent apparaître.

Top 100 / Davide Bertocchi. - 2003-2009, 400 fichiers MP3 sur une compilation de 4 CD

Top 100 / Davide Bertocchi. - 2003-2009, 400 fichiers MP3 sur une compilation de 4 CD

 Dans la médiathèque, sur un ordinateur, seront également diffusés en libre écoute, les quatre volumes de Top 100, pièce développée depuis 2003 par Davide Bertocchi et dont l’interface a été créée spécialement pour l’occasion par Samon Takahashi et Clément Lyonnet.

Top 100 / Davide Bertocchi. - 2003-2009, Fibre de verre, aluminium, 400 disques vinyles et 400 fichiers MP3 sur une compilation de 4 CD. 340 X 120 X 40 cm

Top 100 / Davide Bertocchi. - 2003-2009, Fibre de verre, aluminium, 400 disques vinyles et 400 fichiers MP3 sur une compilation de 4 CD

Pour ce projet, Davide Bertocchi a demandé à 400 personnalités du monde de l’art international quel était leur  morceau de musique préféré. Les 100 morceaux de musique sélectionnés constitue la plus vaste et la plus hétéroclite des compilations musicales. Un véritable portrait robot des goûts des commissaires d’expositions, artistes, galeristes, critiques d’art, ceux qui donnent forme aux expositions et biennales, écrivent dans les catalogues ou expriment leurs opinions dans les revues d’art. C’est donc de manière inhabituelle et inédite, par le biais de leur choix musical, que les visiteurs aborderont ces personnalités du monde de l’art contemporain…

Davide Bertocchi est né en 1969 à Modène. Il vit et travaille à Paris.
Diplômé de l’Ecole des Beaux-arts de Bologne,
Davide Bertocchi effectue son post diplôme à Nantes et à participé à de nombreuses expositions collectives, parmi lesquelles : One Planet Under a Groove : Hip Hop and Contemporary Art au Bronx Museum of Arts à New York et au Walker Art Center de Minneapolis en 2001, Stardust ou la dernière frontière au MAC/VAL en 2007, No(t ) Music au Fort du Bruissin à Francheville en 2009, L’exposition exposée à la Friche de la Belle de Mai à Marseille en 2010.
L’Instituto Italiano di Cultura de Los Angeles lui consacre une exposition personnelle en 2003.
Il participe en 2009 à
Performa à la WhiteBox de New York et à Petaflops à la N.O. Gallery de Milan.
En 2010, il expose au National Museum of Contemporary Art de Bucarest en 2010.
Il présente son projet
Limo au Centre Pompidou en 2004, et Top 100, projet itinérant au Palais de Tokyo en 2005.

Il est artiste résident en 2001 à la Villa Arson à Nice et au Pavillon du Palais de Tokyo à Paris en 2004.
Il participe actuellement aux expositions
Génération Polluée à la galerie Nuke à Paris et à Mono-Cycles à L’Ozio à Amsterdam.

La musique a toute sa place en bibliothèque

Logo ACIML’ACIM (Association pour la Coopération des professionnels de l’Information Musicale) publie un texte rappelant les enjeux de la musique en bibliothèque ( http://www.acim.asso.fr/spip.php?article335) :

 

La musique est un langage universel propre à attirer et à fédérer tous les citoyens, indépendamment de leurs origines et de leurs catégories socioprofessionnelles. Si l’écoute et la pratique musicale ne cessent de se développer dans le monde, en revanche la culture musicale est trop souvent négligée au niveau institutionnel en France, excepté dans de rares circuits, et n’a jamais été prise en compte par des acteurs économiques davantage préoccupés par la rentabilité de leurs investissements que par la diversité musicale.

Le défunt Conseil Supérieur des Bibliothèques avait constaté dans ses différents rapports que la place de la musique était encore insuffisante dans les bibliothèques. Alors même que cette situation perdure globalement, la musique en bibliothèque est aujourd’hui fragilisée par la baisse des prêts, le développement de l’écoute et du téléchargement en ligne. C’est ainsi que plusieurs nouvelles médiathèques ont ouvert récemment sans présenter la totalité de la documentation musicale (livres, partitions, dvd et disques compacts) voire sans musique.

Ce choix nous semble une grave erreur car l’offre musicale en bibliothèque ne saurait se résumer à une borne de téléchargement ou à une ressource en ligne. Si la place du support CD pourrait être amenée à se réduire à moyen terme, sa présence reste pour l’instant la meilleure manière de matérialiser dans nos locaux une offre musicale hybride, c’est à dire mélangeant collections physiques et collections dématérialisées.

Renoncer à la musique en bibliothèque reviendrait à l’abandonner aux acteurs du secteur marchand qui n’ont pas le souci de la diversité et de la pérennité des œuvres musicales. Tout n’est pas sur le net et tout n’y est pas visible. Malgré son apparente abondance (plus de 7 à 8 millions de titres annoncés sur des plateformes de streaming), l’offre de musique en ligne reste lacunaire dès lors que l’on sort des musiques de consommation courante.

La musique représente une pratique culturelle majeure dans nos sociétés au même titre que la littérature ou le cinéma. Or les pratiques culturelles ne sont pas étanches. Renoncer à la musique en bibliothèque risquerait aussi, en supprimant des passerelles entre elles, de remettre en cause, pour un public éclectique, l’intérêt pour les collections de littérature et de cinéma.

Rappelons à ce propos l’article 7 de la Charte des bibliothèques qui stipule que : « Les collections des bibliothèques des collectivités publiques doivent être représentatives, chacune à son niveau ou dans sa spécialité, de l’ensemble des connaissances, des courants d’opinion et des productions éditoriales. »

Enfin il nous semble important que les médiathèques continuent de jouer un rôle prépondérant dans le développement de la culture musicale à l’aide d’une offre documentaire large mais aussi de concerts et d’animations sous quelque forme que ce soit (conférences, ateliers de créations musicales, etc.). Dans certains territoires, la médiathèque est le seul point d’accès non marchand à la musique.

En accompagnant ces nouvelles pratiques, les bibliothèques ont un rôle important à jouer dans le domaine de l’éducation et la culture musicale du public, notamment pour les nouvelles générations.

La musique a toute sa place en bibliothèque. A télécharger et diffuser…

%d blogueurs aiment cette page :